a nos soeurs

La femme en islam : à nos soeurs...
Posté par salaf le 29/10/2006 7:05:25 (28084 lectures) Articles du même auteur




A nos s½urs...



Par la grâce d'Allah, beaucoup de jeunes filles et de femmes reviennent à la religion d'Allah, et nombre d'entre elles choisissent de porter le jilbab, voire même le sitar. C'est là un bienfait d'Allah pour lequel elles doivent Le remercier, et quant à nous, nous demandons à Allah qu'Il leur accorde la meilleure des récompenses pour leur obéissance sur ce point.

Seulement, le jilbab est le premier pas (extérieur) sur le chemin de la pudeur, et si c'est un premier pas conséquent, il n'est pas encore suffisant. Le jilbab n'est pas une « cape d'invincibilité » que l'on enfile et qui permet par la suite d'être considérée comme chaste et de faire ce que l'on veut, au contraire cela réclame encore plus d'efforts et de retenue car à travers le jilbab c'est l'image de la femme musulmane que l'on renvoie [de même pour les frères qui portent la barbe et le qamîs]. La pudeur est avant tout un acte du c½ur qui rayonne ensuite sur l'ensemble de la vie du musulman. Tout s'apprend, et de la même manière qu'on apprend la foi, on apprend ce qu'est la pudeur, car le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) dit : « La pudeur fait partie de la foi. ». Apprendre la pudeur demande du temps et des efforts sur soi, surtout lorsqu'on a vécu la plus grande partie de sa vie dans une société qui a levé une à une toutes les barrières de la pudeur, au point de la voir souvent comme une tare.

Beaucoup de nos mères qui n'ont pas eu l'opportunité d'apprendre la religion d'Allah n'en gardent pas moins une grande pudeur héritée de la société musulmane dans laquelle elles ont grandi. Ainsi, on les voit rarement dehors, elles n'élèvent pas la voix devant des étrangers et sont gênées de s'adresser à un homme. A l'inverse, on voit de nombreuses s½urs voilées (quel que soit le type de voile) marcher dehors comme si elles allaient fendre la terre, sans baisser les yeux, en marchant au milieu des chemins alors que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a bien dit aux femmes : « N'empruntez pas le milieu du chemin mais marchez sur le côté. » Et Umm Salamah dit : « Elles marchaient donc sur le côté au point que leur vêtement se colle au mur. » (Abû Dâwûd). D'autres se rencontrent dehors, « zonent » en voiture, ou fréquentent assidûment les magasins et marchés sans raison valable. D'autres encore s'adressent sans aucune gêne aux vendeurs ou aux hommes. Comme cela est loin de la description que donne Allah des croyantes, lorsqu'Il nous parle des filles de Shu'ayb, Il dit : « L'une des deux femmes vint alors le trouver en marchant pudiquement et lui dit : « Mon père t'invite pour te remercier d'avoir abreuvé nos bêtes. », mais aussi : « Dis également aux croyantes de baisser leur regard, de préserver leur chasteté, et de ne montrer de leur beauté que leurs vêtements extérieurs. [...]Qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds pour que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs bijoux. Et repentez-vous tous devant Allah, vous les croyants, afin que vous récoltiez le succès. »

Si l'on revient aux Textes avec la compréhension des pieux prédécesseurs, on s'aperçoit encore que la Législation d'Allah est sage et qu'en ce qui concerne les sorties de la femme en dehors de son foyer, l'islam se place toujours entre la négligence et l'exagération. Voici donc une série de questions posées à shaykh Al-'Uthaymîn qui nous expose comment et dans quel cas la femme peut sortir de chez elle. Ce n'est là qu'un court rappel sur ce sujet, et nous conseillons à toutes nos s½urs de revenir vers les livres qui nous exposent comment se comporter les femmes pieuses des premières générations afin d'en tirer des leçons et un modèle de vie. Wallahu 'alam.



Écouter le shaykh
(si le lien ne fonctionne pas, copiez l'adresse dans votre lecteur)

Question : Pourriez-vous conseiller les femmes qui considèrent que la maison est une prison ?

Réponse : Oui. Ce que nous disons aux femmes est que Celui qui a fait de la maison une prison, si on peut utiliser cette expression, est Allah le Tout Puissant. Allah dit : « Et restez dans vos foyers. » Et dans le hadith rapporté du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) à propos des femmes : « Et leurs maisons sont meilleures pour elles. » Et la femme est libre chez elle, elle se rend dans toutes les pièces de la maison et travaille en accomplissant les tâches ménagères, mais aussi pour elle-même. En quoi cela est-il une prison ? Oui, c'est une prison pour celle qui veut s'émanciper et être comme un homme. Et il est connu qu'Allah a accordé des spécificités aux hommes et des spécificités aux femmes, et Il a différencié les hommes et les femmes dans leur création, comportement, raisonnement et religion, en fonction de ce qu'implique la sagesse d'Allah. La femme qui dit que rester chez elle est une prison, nous lui disons qu'elle est en opposition avec la Parole d'Allah : « Et restez dans vos foyers. » Comment pouvons-nous faire de l'ordre d'Allah une prison ? Mais comme nous l'avons dit, c'est une prison pour celle qui cherche à s'émanciper et à rejoindre les hommes. Sinon (pour les autres), rester à la maison est bonheur, pudeur, décence, éloignement des tentations, et du fait de voir les hommes, car lorsque la femme sort elle voit les hommes (et dit) : « c'est un beau jeune garçon...c'est un bel homme... il porte de beau vêtements... » et d'autres choses encore. Elle est tentée par les hommes de la même manière que les hommes sont tentés par les femmes. Les femmes doivent craindre Allah et revenir à ce que leur Seigneur et Créateur, ainsi que le messager du Seigneur de l'univers leur ont dit à elles, et à d'autres qu'elles. Qu'elles sachent qu'elles rencontreront Allah et qu'Il leur demandera : « Qu'avez-vous répondu aux messagers ? » Et elles ne savent pas quand elles rencontreront Allah. La femme peut se lever au matin chez elle et être enterrée au soir, ou inversement. Que ces femmes craignent Allah ! Qu'elles délaissent les propagandes occidentales corruptrices, car lorsque les occidentaux ont mangé la chair de la perversion, ils nous ont donné les nerfs et les os (de la charogne de la perversion) que nous engloutissons après que les occidentaux l'aient dépouillée de tout profit. Et aujourd'hui, ils espèreraient que leurs femmes soient comme la femme musulmane, chez elle, pudique et éloignée des lieux de tentations, mais comment le pourraient-ils ? Qu'avons-nous, alors que nous sommes musulmans, nous avons notre religion, notre existence, notre comportement, à courir derrière eux et à les suivre dans la perversion ? Gloire et pureté à Allah ! Il n'y a de force et de puissance qu'en Allah !



Écouter le shaykh

Question : Cette auditrice, Umm Abd Ar-Rahmân dit : Je demande au noble shaykh de bien vouloir répondre à ma question : Je suis mariée depuis vingt ans, et depuis dix ans mon mari s'est attaché à sa religion, et son comportement vis-à-vis de moi et de mes enfants a changé. Il m'a interdit de rendre visite aux voisins, proches et à la famille. Il donne comme preuve de cela, la Parole d'Allah : « Et restez dans vos foyers ». Je me suis plié à son avis, mais en contrepartie nous n'avons trouvé aucune compensation comme bon comportement, promenades, visite de la famille et des proches. Son comportement dur m'a amené moi et mes enfants à le détester. Quel est votre conseil, pour moi et ce père qui dit : « je vous guide vers ce qui est juste », est-ce que cela est juste ? Répondez-moi, qu'Allah vous récompense par un bien.

Réponse : Je dis à cet époux, si ce que cette femme a dit de lui est vrai, qu'Allah bénisse son attachement à la religion, qu'Il renforce ses pas et le guide vers l'attachement à la religion d'Allah. Je lui dis également : fait partie de l'attachement à la religion que l'homme soit bon avec sa famille, qu'il leur facilite les choses et ne leur rende pas la situation difficile. Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Le meilleure d'entre vous est le meilleur avec son épouse, et je suis le meilleure d'entre vous en cela. » Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a déjà fait la course avec 'Aishah, il lui permettait de rester derrière lui afin de regarder les abyssiniens montrer leur dextérité à l'épée dans la mosquée. Nul doute qu'accorder à sa famille ce qui va les réjouir, d'une manière qui ne s'oppose pas à la religion, fait partie du bien. Je conseille donc à ce frère attaché à sa religion d'être doux et accessible avec sa famille, et qu'il ne leur interdise pas une chose qui peut amener un ressentiment, surtout s'il interdit à son épouse de visiter sa famille et ses proches. De cette manière, il lui interdit de maintenir les liens de parenté qui font partie des obligations de la religion. S'il craint une quelconque tentation si elle s'y rend, qu'il y aille avec elle, reste un certain temps puis revienne avec elle. Mais il n'a pas à lui interdire totalement, car cela n'est pas juste, ce n'est pas le bon comportement qu'Allah a ordonné. Quant au fait qu'il prenne pour preuve la Parole d'Allah : « Et restez dans vos foyers et ne vous exposez pas à la manière des femmes d'avant l'islam. » Il n'y a aucun doute que c'est un verset confirmé, mais le sens en est que la femme ne doit pas sortir beaucoup. Sinon, il est confirmé que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « N'interdisez pas aux servantes d'Allah de se rendre aux mosquée d'Allah. Et leurs maisons sont meilleures pour elles. » Il a interdit d'empêcher les femmes de se rendre à la mosquée, et à l'époque du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) les femmes se rendaient au marché, mais sans exposer quoi que ce soit de leurs corps et sans qu'il n'y ait aucune tentation. La femme ne doit pas sortir parfumée ou embellie.
Quant à l'épouse, je lui conseille de patienter et d'espérer en la récompense d'Allah, d'attendre qu'Allah soulage sa peine, afin qu'Allah guide son époux vers ce qui contient le bien et la rectitude pour elle et pour lui.
Cette question amène donc deux réponses. L'une adressée au mari afin qu'il ne soit pas trop dur sur ces questions, et s'il craint une tentation, qu'il mette en ½uvre les moyens d'empêcher ces tentations. Et l'autre adressée à l'épouse afin qu'elle patiente et espère la récompense d'Allah, et elle peut pour maintenir les liens avec ses voisins et sa famille, leur téléphoner, si elle dispose d'un téléphone à la maison.



Écouter le shaykh

Question : Certains frères sont d'avis qu'il ne convient pas que la femme se rende au marché avec son Mahram (mari, père, fils, frère...) quelle que soit la situation, même si il n'y a aucune tentation. Ceci, car même si la femme a une certaine piété et droiture, elle peut tout de même voir les hommes et subir un tort de certains d'entre eux. Ainsi, sa sortie entraînera de grands maux. Quelles sont donc les conditions religieuses pour que la femme puisse sortir de chez elle, accompagnée d'un Mahram ou non, pour une nécessité. Je demande un éclaircissement pour moi et mes frères sur ce point ?

Réponse : Nul doute qu'il est meilleur que la femme reste chez elle, cela est plus éloigné de la tentation et du mal. Et nul d'entre nous n'ignore quelles sont les grandes tentations découlant du fait que les femmes se rendent au marché, tentations pour elles, mais aussi provoquées par elles. S'il lui est possible de ne pas sortir, c'est ce qui est demandé. Mais si elle est contrainte à sortir, qu'elle le fasse comme l'a dit le Prophète : sans exposer aucune partie de son corps devant être cachée et sans être parfumée. Mais elle ne doit sortir que par nécessité : pour acheter une chose que son tuteur ne peut acheter seul, car les marchandises diffèrent et qu'elle en désire une bien spécifique. Bien qu'il me semble que ce cas soit facile à résoudre : le tuteur peut acheter la marchandise qu'elle lui a indiquée et qu'il dise au vendeur qu'il doit la montrer à son épouse, soit cela convient, soit il la rend, et cela est possible. Mon avis sur cette question est que la femme reste chez elle, en toute situation, et qu'elle ne sorte que par nécessité. Et si elle sort par nécessité, qu'elle ne soit pas parfumée et n'expose pas une partie de son corps qui doit être cachée. Quant au fait qu'un de ses Mahram l'accompagne, nul doute que cela est meilleur et prioritaire, mais cela n'est pas obligatoire tant qu'il ne s'agit pas d'un voyage. Il est triste de constater que certaines personnes amènent leur épouse chez le couturier ou le commerçant, qu'ils restent dans la voiture et que ce soit sa femme qui y aille et parle aux hommes, et que cela puisse amener des tentations. L'homme doit avoir de la poigne et être jaloux pour son épouse et ne pas faire cela. Si vraiment cela est nécessaire (la venue de son épouse), qu'il se mette à ses côtés et qu'elle parle au vendeur, ou qu'il parle à son épouse et transmette au vendeur.



Écouter le shaykh

Question : Comment répondre à ceux qui appellent les femmes à sortir (de chez elles) en disant (que la femme) est une capacité inexploitée ?

Réponse : Nous disons qu'en disant cette parole ce sont eux qui veulent la neutraliser. La fonction et le travail de la femme se fait chez elle, et si elle sort pour le marché (le travail), la maison est désorganisée, et c'est là l'inexploitation de sa capacité. Si la femme est chez elle et l'homme dans son magasin (au travail), chacun se contente de ce qu'il a et l'homme trouve le repos, ainsi que la femme. Gloire et pureté à Allah ! Où est la douceur de la maternité si une femme part au travail en laissant ces jeunes enfants, filles ou garçons, qui seront élevés par une femme dont la religion, la raison, le comportement peuvent être déficients. (La nourrice) ne connaît pas les spécificités de cette société et ainsi les enfants sont élevés comme l'a été cette servante et toute la société change. Il est même possible que cette servante ne soit pas musulmane et qu'elle les éduque sur la mécréance.




Question : Est-il licite que la femme sorte travailler ? Car j'ai dû sortir travailler après certaines difficultés, mais je me pose beaucoup de questions sur moi-même en me demandant si mon Seigneur est satisfait de moi ou non ? Répondez-moi et conseillez-moi, qu'Allah vous récompense (par un bien) ?

Réponse : La louange est à Allah Seigneur de l'univers et que les éloges et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, l'imam des pieux, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent dans le bienfaisance jusqu'au Jour de la Rétribution. Il n'y a aucun mal à ce que la femme sorte de chez elle, si c'est par nécessité. Surtout si elle sort pour combler le besoin d'autres, comme celle qui sort pour enseigner aux jeunes filles musulmanes, elle sera récompensée pour être sortie de chez elle, car elle est sortie pour combler leur besoin et réaliser un bienfait pour elles. Mais lorsqu'elle sort, elle ne doit pas exposer une partie de son corps devant être caché, elle ne doit pas s'embellir ou se parfumer. Elle doit également porter le hijab légal qui consiste à recouvrir (l'ensemble du corps, dont) le visage et tout ce qui peut amener à la tentation. Elle ne doit pas se mélanger aux hommes, car la mixité est une cause de tentation, et c'est pourquoi le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Le meilleur rang pour les hommes est le premier et le pire est le dernier ; et le meilleur rang pour les femmes est le dernier et le pire est le premier. » Le meilleur rang pour les femmes est le dernier car il est le plus éloigné des hommes. Ainsi, le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) nous montre que plus la femme est éloignée des hommes, meilleur cela est pour elle. Ô toi la femme, si tu dois sortir de chez toi, sors pour enseigner à l'école ou pour d'autres fonctions, mais sans mixité, dévoilement d'une partie du corps devant être cachée, et sans te parfumer.



Écouter le shaykh

Question : Quel est le jugement sur le fait que la femme sorte régulièrement de chez elle pour se rendre aux conférences et colloques. Par exemple, participer à un cercle d'apprentissage du Coran après le 'Asr et un peu après le 'Ishâ participer à la conférence d'un savant. Cela est-il permis, si cela est fait avec l'accord de son tuteur ? Est-ce une forme de ressemblance aux hommes, en raison des nombreuses sorties ? Et est-ce en contradiction avec le verset : « Et restez dans vos foyers » ?

Réponse : Il n'y a aucun mal à ce que la femme sorte pour participer aux cercles d'apprentissage du Coran réservés aux femmes, car cela est un bien. De même, il n'y a aucun mal à ce qu'elle participe aux conférences si elle en tire profit, même si ces cours et conférences se répètent chaque soir, si il n'y a aucune tentation (ou mal) et que son tuteur est d'accord. Cela n'est pas en opposition avec le verset « Et restez dans vos foyers et ne vous exposez pas à la manière des femmes d'avant l'islam. » car la femme n'est sortie que pour réaliser un bienfait supérieur au fait qu'elle reste chez elle. Bien qu'a notre époque, et la louange est à Allah, il est possible de profiter de ces cours par le biais des cassettes. Mais certains conférenciers ne veulent pas que l'on enregistre leurs conférences, ainsi il est nécessaire d'assister en personne pour celui qui veut l'entendre.


Question : L'auditrice (aux initiales) « Alif, Sin » Umm Juwayriyah du Koweït pose également la question suivante : Je suis une jeune fille portant le niqâb, et la louange est à Allah, mais ma mère refuse de sortir avec moi pour visiter la famille et les proches, car elle pense que je vais lui causer du tort. Elle n'est pas contente du fait que je porte le niqâb, que je ne sers pas la main aux hommes et d'autres choses encore faisant partie de la religion. Comment dois-je agir vis-à-vis d'elle et que me conseillez-vous, qu'Allah vous récompense (par un bien) ?

Réponse : La réponse à cette question comprend deux versants.
Premièrement : concernant ta mère, je lui conseille de cesser de te rendre la situation difficile en raison du fait que tu t'accroches à ta religion. Et je lui dis qu'il lui est obligatoire de t'aider sur l'obéissance et la piété, et qu'elle loue Allah de lui avoir accordé une descendance pieuse. Toute personne est heureuse de voir que ses enfants sont pieux, filles ou garçons, et l'enfant pieux est celui qui profite à ses parents après leur mort. Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Lorsque l'homme meurt, ses actions cessent sauf pour trois choses : une aumône continue, une science profitable, ou un enfant pieux invoquant pour lui. » Il ne lui est aucunement permis de te rendre la situation difficile pour avoir accompli le bien et délaisser le mal.
Deuxièmement : en ce qui te concerne, respecte les limites d'Allah et ne prête attention à personne, ni à ta mère ni à personne d'autre. Si tu fais ce qui amène l'agrément d'Allah, ne prête aucune attention (à ce que disent les gens) même s'ils sont tous en colère contre toi, même ta mère. Celui qui se met en colère contre toi en raison du fait que tu obéis à Allah, qu'il se mette en colère, mais n'y prête aucune attention. Quant au fait qu'elle ne veuille pas sortir avec toi en prétextant que cela va lui causer du tort, cela vient de son manque de clairvoyance. Il n'y a aucun tort dans le fait de porter le niqâb ou de ne pas serrer la main des hommes, au contraire cela fait partie des bienfaits d'Allah, on doit se réjouir de cela et Le louer pour l'avoir aidé à l'accomplir, car cela fait partie de l'obéissance à Allah.



Traduit et publié par les salafis de l'Est


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# Posté le jeudi 30 juillet 2009 15:52

concentration dans la priere

M
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la priere : la concentration dans la prière
Posté par salaf le 10/8/2006 14:30:35 (10277 lectures) Articles du même auteur




La concentration dans la prière

Ibn Qayyim Al-Jawziyyah



La concentration dans la prière présente trois étapes :

- L'attention que le serviteur porte à son c½ur en le protégeant et le soignant des maladies des passions, des insufflations sataniques et autres pensées qui peuvent annuler la récompense de la prière ou la diminuer.

- L'attention qu'il porte à Allah dont il sait qu'Il le surveille. Il L'adorera ainsi comme s'il Le voyait.

- L'attention qu'il porte aux sens des paroles d'Allah, aux détails de leur signification et à la soumission à Allah par la prière, de façon à leur donner leur dû en terme de recueillement, de quiétude et autres.

En complétant ces trois étapes, le fidèle aura alors parfaitement accompli sa prière, et l'attention qu'Allah lui portera sera proportionnelle à sa concentration.

Lorsque le fidèle se met debout pour prier, toute son attention sera portée sur la souveraineté absolue d'Allah et Son immensité. Le fidèle ne s'orientera donc ni à droite, ni à gauche.

Lorsqu'il prononce le Takbîr, toute son attention sera portée sur la grandeur d'Allah, Sa Majesté et Son immensité.

Lorsqu'il prononce la formule d'ouverture de la prière, il accordera toute son attention à la glorification d'Allah, Son éloge et celle des lumières éclatantes de Son visage, à exempter Allah de tout ce qui ne Lui sied pas, et à Le louer pour Ses attributs et Sa perfection.

Lorsqu'il cherche la protection d'Allah contre Satan le maudit, son attention sera portée sur le fait qu'il vient chercher refuge auprès du soutien inébranlable d'Allah, de Son pouvoir, du secours qu'Il porte à Son serviteur, de la protection qu'Il lui accorde, et de sa défense contre son ennemi.

Lorsqu'il récite les paroles d'Allah, son attention portera sur la connaissance d'Allah au travers de Ses paroles, comme s'il Le voyait et L'observait par le biais de Ses paroles, comme l'a affirmé un pieux prédécesseur : « Allah S'est manifesté à Ses serviteurs par le biais de Ses paroles. » A ce sujet, les gens se divisent en plusieurs catégories, chacun percevant et ressentant les versets d'Allah d'une manière différente. Ainsi, lors de la lecture du Coran en prière, certains sont parfaitement lucides, d'autres borgnes, d'autres aveugles, d'autres sourds, d'autres myopes, etc. En récitant le Coran, le fidèle doit donc être attentif à méditer sur Allah, Ses attributs, Ses actes, Ses ordres, Ses interdits, Ses lois et Ses noms.

Lorsqu'il s'incline, son attention portera sur l'immensité d'Allah, Sa Majesté, Sa puissance et Sa grandeur. C'est pour cela qu'il est institué de dire lorsqu'on est incliné : « Gloire à mon Seigneur l'immense. »

Lorsqu'il se relève de l'inclinaison, son attention sera portée sur la louange d'Allah, Son éloge, Sa glorification, Son adoration, et sur le fait qu'Il est Le seul à faire don ou à priver autrui.

Lorsqu'il se prosterne, il portera son attention sur la proximité d'Allah, Son rapprochement, la soumission et l'humilité envers Lui, la nécessité que l'on éprouve à Son égard, la faiblesse du serviteur, son humilité face à Allah et Sa supplication.

Quand il relève la tête après la prosternation, il s'agenouille ainsi, et son attention portera sur la richesse d'Allah, Sa générosité et Sa largesse pour lesquelles le serviteur éprouve un profond besoin. Il suppliera alors Allah en faisant preuve d'humilité, pour qu'Il lui pardonne, lui fasse miséricorde, le protège, le guide et lui accorde sa subsistance.

Lorsqu'il s'assoit pour accomplir le Tashahhud, il se retrouve dans une situation différente, et son attention sera sollicitée de façon autre, qui ressemble à la situation du pèlerin lors du Tawâf d'Adieu. En effet, son c½ur sent qu'il va bientôt quitter l'entretien qu'il a avec son Seigneur pour se consacrer aux choses de ce bas monde, aux soucis et aux occupations dont il s'est détaché pour adorer son Seigneur. Or, avant la prière, son c½ur était en proie aux tortures et aux douleurs causées par tous ces soucis. En entrant en prière, le c½ur a ressenti l'esprit de la proximité divine, et goûté aux délices procurés par l'entretien qu'il a avec Allah. Lorsque la prière touche à sa fin, le c½ur sent qu'il va retourner aux soucis d'ici-bas, il est donc affligé à l'idée de conclure la prière et de la quitter, en disant : « Si seulement cette prière pouvait se prolonger jusqu'au jour où je rencontrerai Allah. » En effet, le c½ur sait qu'il va quitter le dialogue initié avec Celui dont l'entretien n'engendre que bonheur, pour s'entretenir de choses qui ne procurent que douleur, souci, accablement et amertume. Cependant, n'éprouvera ces deux sentiments qu'un c½ur vivant, rempli du rappel d'Allah, de Son amour et de Sa compagnie. [Un c½ur] qui sait que dialoguer avec des créatures, les voir et les fréquenter n'engendre le plus souvent que douleur, amertume, oppression de la poitrine, obscurité du c½ur, bonnes actions manquées, accumulation de péchés et déconcentration de l'esprit qui ne pourra plus s'entretenir avec Allah comme il se doit.



Source : Asrâr As-Salât
Traduit par les Salafis de l'Est


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# Posté le jeudi 30 juillet 2009 15:39

La science et les ½uvres pieuses

Manhaj : la science et les oeuvres pieuses
Posté par Anonyme le 14/11/2008 13:05:55 (4056 lectures) Articles du même auteur





La science et les ½uvres pieuses










Règle 9



La domination des musulmans et l'amélioration de leur situation sont liées à deux choses : la science bénéfique et les ½uvres pieuses









Ceci en raison de la Parole d'Allah : « C'est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de la vérité, afin qu'elle triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu'en aient les polythéistes. » (At-Tawbah, v.33) Et Il dit parmi les versets du djihad : « Les croyants n'ont pas à quitter tous leurs foyers. Pourquoi un groupe de chaque tribu ne viendrait-il pas s'instruire dans la religion, pour pouvoir avertir leur peuple à leur retour, afin qu'ils soient sur leur garde ? » (At-Tawbah, v.122)






Abû Mûsâ rapporte que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « La guidée et la science avec lesquelles Allah m'a envoyées sont semblables à une pluie abondante tombant sur une terre. Une partie de cette terre était pure, accepta l'eau et fit pousser beaucoup de fourrage et d'herbe. Une partie de cette terre était stérile mais retint l'eau si bien que les gens en profitèrent : ils en burent, abreuvèrent [leurs bêtes] et irriguèrent [leurs champs]. La pluie tomba également sur une terre aride ne retenant pas l'eau et ne laissant pousser aucun pâturage. C'est là l'exemple de celui qui s'instruit dans la religion d'Allah et a tiré profit de ce avec quoi Allah m'a envoyé, en l'apprenant et l'enseignant ; ainsi que de celui qui ne s'en soucie aucunement et n'accepte pas la guidée d'Allah avec laquelle j'ai été envoyé. » [Al-Bukhârî (79) et Muslim (2282/15)]






Il dit également : « Allah ne retirera pas la science en l'arrachant aux serviteurs, mais Il la retirera en faisant disparaître les savants. Et lorsqu'il ne restera aucun savant, les gens prendront à leur tête des ignorants qui seront interrogés et répondront sans science, et ainsi s'égareront et égareront les gens. » [Al-Bukhârî (2877) et Muslim (2673/14)]






Ziyâd Ibn Mabîd rapporte que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) mentionna une chose puis dit : « Cela se produira lorsque la science s'en ira. » Je dis : ô Messager d'Allah ! Comment la science s'en irait alors que nous récitons le Coran, l'enseignons à nos enfants qui eux-mêmes l'enseigneront à leurs enfants, et ce jusqu'au Jour de la Résurrection ? Il répondit : « Que ta mère te perde Ziyâd, je te considérais pourtant parmi les hommes les plus savants de Médine. Ces juifs et chrétiens ne lisent-ils pas la Thora et l'Évangile, sans pour autant rien pratiquer de ce qu'ils contiennent. » [Sahîh Sunan Ibn Mâjah (3272)]






Et dans le hadith de 'Iddî Ibn Hâtim : « Ceux qui ont encouru la colère d'Allah sont les juifs, et les égarés sont les chrétiens. » [As-Sahîhah (3263)]






Ibn Mas'ûd a dit : « Chaque époque que vous vivez est pire que la précédente. Je ne parle pas d'un émir meilleur qu'un autre, ou d'un peuple plus riche que l'autre, mais vos savants et jurisconsultes meurent et vous ne leur trouverez pas de successeurs, et viendront des gens qui donneront des fatwas selon ce qu'ils pensent. » [Ad-Dârimî (188)]



Shaykh Fawzân dit :






Cette règle montre que la rectitude et le succès de la Communauté sont liés à deux choses nécessaires, et si l'une de ces deux choses vient à manquer, la Communauté ne réalise ni rectitude ni succès. Ces deux choses sont : la science bénéfique et les ½uvres pieuses. Ce sont les deux choses avec lesquelles Allah a envoyé Son Prophète Muhammad (salallahu 'alayhi wasalam). Allah dit : « C'est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de vérité pour la faire triompher sur toute autre religion et Allah suffit comme Témoin. » (Al-Fath, v.28)






La guidée désigne la science bénéfique, et la religion de vérité désigne les ½uvres pieuses. Ils sont liés, la science n'est bénéfique qu'avec les ½uvres et l'½uvre n'est bénéfique que si elle est accompagnée de science. Ainsi, la science sans mise en pratique n'a pas profité aux juifs, ils ont la Thora, savent ce qu'elle contient, ils en ont été chargés, mais ils ne l'ont pas mise en pratique. Allah les a comparés à l'âne qui porte des livres et n'en tire aucun profit : « Ceux à qui fut confiée la Thora, mais qui ne l'ont pas appliquée, sont comparables à un âne qui transporte des livres. Quel mauvais exemple que ceux qui traitent de mensonges les versets d'Allah ! Et Allah ne guide pas les gens injustes. » (Al-Jumucah, v.5)






Allah les a nommés « ceux qui ont encouru la colère », car ils ont désobéi volontairement à Allah, et ainsi Allah s'est courroucé contre eux, car on leur a donné une science et ils ne l'ont pas mise en pratique. De fait, toute personne agissant ainsi mérite cette menace, et d'être parmi ceux qui ont encouru la colère. Toute personne qui possède une science mais ne met pas en pratique sa science, Allah est courroucé contre elle, qu'elle compte parmi les juifs ou cette Communauté.






De même pour la pratique sans science, la pratique en fonction des passions, du suivi aveugle et des coutumes, cela n'est d'aucun profit, même si celui qui agit se donne de la peine, car la pratique sans science est égarement. Allah l'a nommée égarement, et Il a nommé ceux qui agissent sans science égarés, à la fin de sourate Al-Fâtihah : « Guide-nous sur la voie droite. La voie de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. » (Al-Fâtihah, v.6-7)






Allah (I) a mentionné trois groupes :






Premier groupe : ceux qu'Allah a comblés de bienfaits, et ce sont les adeptes de la voie droite qui ont réuni entre la science bénéfique et les ½uvres pieuses. Ils sont ceux qui sont mentionnés dans la Parole d'Allah : « Ceux qui obéissent à Allah et au Messager seront avec ceux qu'Allah a comblés de Ses bienfaits parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux. Et quelle excellente compagnie que celle-là ! » (An-Nisâ', v.69)






Deuxième groupe : Ceux qui ont encouru la colère, et ce sont ceux qui ont pris uniquement la science en délaissant les ½uvres. Ils sont ceux qui ont encouru la colère, car celui qui sait n'est pas comme celui qui ne sait pas. Le cas de celui qui désobéit à Allah alors qu'il sait est plus grave que celui qui ne sait pas.






Troisième groupe : les égarés qui sont ceux qui ont ½uvré en délaissant la science. Ils ont ½uvré et se sont dépensés en cela, mais sans aucune science, sans preuve tirée du Livre et de la Sunna, alors que l'½uvre doit être fondée sur une preuve, et toute adoration qui ne repose pas sur une preuve est une innovation. Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Quiconque accomplit un acte sur lequel il n'y a pas notre ordre verra son acte rejeté. » et il dit : « Et prenez garde aux choses nouvelles [dans la religion] car toute innovation est un égarement. » Ainsi, ils se sont fatigués dans les ½uvres alors qu'ils sont dans l'égarement, que leurs ½uvres sont caduques car infondées, non basées sur une preuve du Livre et de la Sunna.






Ainsi, seul le premier groupe atteint le salut, et ils sont ceux qui réunissent la science bénéfique et les ½uvres pieuses. Et nous demandons à Allah dans chaque raka'ah d'être sur leur voie, et de nous écarter de la voie des deux groupes égarés.






À cette occasion, nous rappelons que les soufis font partie de ce troisième groupe de ceux qui adorent Allah sans science. Les soufis font des efforts dans la mention d'Allah, l'adoration, l'ascétisme, et beaucoup d'excès, mais cela sans aucune science. Plus encore, ils s'éloignent de la science et en écartent les gens. Ils se moquent de ceux qui accordent de l'importance à la science et disent : « Ceux-ci s'occupent du moyen et délaissent l'objectif. » Pour eux l'objectif est l'acte et le moyen est la science. Il est vrai que l'acte est l'objectif et la science un moyen, mais on ne peut atteindre l'objectif qu'à travers le moyen, et si on perd le moyen, on ne peut atteindre l'objectif. Nous ne disons pas aux gens : occupez-vous de la science et délaissez les ½uvres, mais nous leur disons : réunissez les deux choses, la science et la pratique.






Les soufis ne cessent, c'est leur voie, de s'occuper par l'adoration et la mention d'Allah, les formules de rappel et les termes qu'ils ont innovés eux-mêmes, ou les shaykhs des voies soufies. Ils prêtent serment d'allégeance et s'engagent sur cela, mais ce n'est qu'égarement sur égarement, car cela est infondé, les adeptes ne veulent pas la science, mais sont ceux qui s'éloignent le plus de la science. C'est là une ruse du Diable, et il est obligatoire de réunir entre la science bénéfique et les ½uvres pieuses.






Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a divisé les gens en trois groupes concernant ce qu'on rapporte de lui sur la science bénéfique et les ½uvres pieuses :






Premier groupe : ceux qui ont réuni entre la science, les Textes, leur apprentissage, leur perfection, leur purification de toute chose étrangère, et leur connaissance à ce sujet. Ils ont réuni la mémorisation et la compréhension de ces Textes, leur commentaire, l'explication de leurs sens et ce qu'ils englobent. C'est là le meilleur des groupes, celui des adeptes des chaînes de transmission et des Textes, les jurisconsultes des savants du hadith comme l'imam Ahmad, l'imam Al-Bukhârî, l'imam As-Shâfi'î, et tous les jurisconsultes de la science du hadith, et c'est là un rang élevé, nous demandons à Allah de nous accorder de Sa grâce.






Deuxième groupe : à un niveau moindre que le premier, mais toujours dans le bien et la vertu. Ce sont ceux qui se sont attachés aux chaînes de transmission, l'étude des chaînes de transmission et l'exposé de ce qui est authentique et ce qui ne l'est pas. Ils ont mémorisé et maîtrisé les Textes, mais sans s'occuper de la compréhension, en n'étant que mémorisateur. C'est l'image de la terre qui a recueilli l'eau sans pour autant faire pousser du fourrage. Quant au premier groupe, il est semblable à la bonne terre qui recueille l'eau et fait pousser du fourrage, et dont les gens tirent profit. Ils tirent profit à la fois de l'eau et du fourrage : de la nourriture et de la boisson. Le deuxième groupe a recueilli l'eau, ils ont profité à la Communauté en mémorisant le Livre et la Sunna avec fidélité. Ce sont les savants des transmissions qui se sont attachés uniquement à la transmission, et ils ont en eux une vertu et un grand bien. Même s'ils sont à un rang moindre que les précédents, ils ont été d'une grande utilité aux gens, en mémorisant les Textes, les maîtrisant, les corrigeant et en en écartant le faux et les ajouts.






Troisième groupe : aucun bien en eux, ils sont comme la terre aride ne faisant rien pousser et ne retenant pas l'eau qui y coule pourtant, mais rien n'en reste et rien ne pousse. Elle reste telle qu'elle est, comme si aucune pluie ne l'avait touchée ! Aride. Ce sont ceux qui n'ont aucune science, ni transmission ni Texte, les ignorants qui ne portent aucune attention à la science, ne s'en préoccupent pas et ne sont pas connus pour cela. Ils n'ont aucun bien en eux et on n'en tire aucun profit.






C'est ainsi que se divisent les gens concernant ce qu'on rapporte du Messager salallahu 'alayhi wasalam). Le troisième groupe ne s'intéresse aucunement à ce qu'on rapporte du Messager (salallahu 'alayhi wasalam) et ne se soucie ni de sa transmission ni du Texte, ils ont perdu les deux choses, ainsi on ne tire aucun profit d'eux et il n'y a aucun bien en eux.






Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a voulu de cette manière encourager les gens à la recherche de la science et la compréhension de la religion d'Allah, et il les a avertis contre le fait de négliger la science et la compréhension. S'il y a parmi eux des gens à l'exemple des deux premiers groupes, ils sont dans le bien, ils comptent des savants des Textes et des transmissions. Les gens sont dans le bien car ils ont parmi eux des sources de bien, mais si les deux premiers groupes disparaissent et qu'il ne reste que le troisième groupe de ceux qui n'ont ni Texte ni transmission, la Communauté sera dans le mal. Cela se passera à la Fin des Temps, lorsque la science aura disparu par la mort des savants, et que les gens n'auront plus de savants vers lesquels revenir, si ce n'est vers ceux du troisième groupe. Où iront les gens ? D'où tireront-ils la science et la pratique ? Qui interrogeront-ils s'il n'y a plus de savants et que la science est retirée ? C'est là un signe de mal dans la Communauté qui ne perdure que par l'existence de la science et des savants, l'existence de la science et de la pratique. Ainsi, si disparaissent la science, la pratique et les savants, la Communauté sera dans les ténèbres, ils prendront à leur tête des ignorants qui seront interrogés et répondront sans science, et ainsi s'égareront et égareront les gens.






La science ne vient pas sans rien, elle demande recherche et apprentissage, et elle n'est pas une chose simple que tout un chacun peut atteindre quand il le souhaite. La science a des fondements et des voies, et comme le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Celui qui emprunte une voie dans l'acquisition d'une science, Allah lui facilite un chemin vers le Paradis. » [Muslim (2699/38)]






Il est donc nécessaire d'emprunter la voie de l'apprentissage, et de prendre la science auprès des savants tant qu'ils existent. La science ne doit pas être prise des livres, des lectures, des ignorants, ou des étudiants, cela n'est pas la science, et on nomme cela « les lecteurs ». À la Fin des Temps, les « lecteurs » se multiplieront et les savants diminueront. L'existence des « lecteurs » n'est utile et profitable en quoi que ce soit, et si les savants sont absents, l'existence de « lecteurs » est plus nuisible qu'utile aux gens, ou ne profite carrément pas. La science doit donc nécessairement être prise auprès des savants, depuis ses fondements, ses Textes et fondations. Cela est nécessaire.






L'auteur dit en commentaire :






Son Excellence n'ignore pas qu'en raison de la divergence sur ces fondements, sont apparues chez nous de nouvelles compréhensions dans l'appel à Allah, différentes de ce que nous avons pu comprendre de la science, du Livre d'Allah et de la Sunna du Messager (salallahu 'alayhi wasalam). De nouvelles compréhensions du commandement du bien et de l'interdiction du mal, autres que celles que nous avons apprises du Livre et de la Sunna. De nouvelles compréhensions dans le djihad sur le sentier d'Allah, autres que ce que nous avons compris, c'est-à-dire l'ensemble des compréhensions de la religion que nous avons héritée du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) et des Compagnons, car elles ont été expliquées autrement et comprises faussement.






Shaykh Fawzân commenta cela en disant :






Oui. Cela compte parmi les morcellements que nous avons mentionnés, du fait que nombre de ceux qui s'affilient à la science s'appuient sur eux-mêmes ou leurs semblables, sans revenir vers les gens de science, de clairvoyance et de compréhension. Ainsi, ils ont ouvert une voie qui n'a aucun fondement dans la Législation, sans consulter les gens de science et de clairvoyance et sans s'éclairer de leur avis. C'est là la conséquence du détachement de ceux qui s'affilient à la science vis-à-vis des savants et de l'apprentissage de la science dans des sources authentiques. Ils en sont arrivés à prendre la science en dehors de ses sources, et cela conduisit à l'apparition de ces voies. C'est là le problème, lorsque les gens ne reviennent pas aux savants arrivent les catastrophes. Le fait qu'une personne est en elle de la jalousie, de l'ardeur et de l'amour pour la religion ne suffit pas. Il est nécessaire que cela soit fondé sur une science authentique, une orientation saine, et il est nécessaire de revenir vers les savants. Allah dit : « Demandez aux savants, si vous ne savez pas. » (Al-Anbiyâ', v.7)






Que l'ignorant se fie à sa personne, sa compréhension et aux livres qu'il possède, ou à ses semblables parmi les étudiants, c'est là une calamité. On rapporte que pendant les jours de troubles, lors du règne du roi 'Abd Al-'Azîz, on conseilla certains habitants de villages et on leur dit : « Revenez aux savants. » Ils répondirent : « Nous avons (l'ouvrage) Majmû'ah At-Tawhîd qui nous dispense des savants ! » C'est là une calamité ! Si quelqu'un se fie à un livre, alors qu'il est toujours débutant ou ne connaît rien, c'est une catastrophe. Majmû'ah At-Tawhîd est un bon livre et contient un bien sans aucun doute, mais il demande des savants qui expliquent et commentent ce qu'il contient. Quant au fait de disposer du livre, même s'il est très bien et bon, cela ne suffit pas, il faut un savant qui explique et clarifie ce qu'il contient. Si quelqu'un veut s'adonner à la médecine et qu'il possède tous les moyens médicaux, tous les remèdes, mais n'a pas étudier la médecine, convient-il qu'il ausculte les corps des gens et ouvrent leur ventre ? Il dit : « J'ai des remèdes et des moyens médicaux. » mais il n'a pas étudié la médecine, celui-ci va faire périr les gens. S'il en est ainsi pour les choses de ce monde, alors que dire des choses religieuses ?






Tu possèdes des livres, des moyens et des outils scientifiques, mais tu n'as pas d'enseignant, et tu n'es pas revenu vers les savants éducateurs, cela corrompt la religion, c'est pourquoi on dit : « La moitié d'un jurisconsulte, d'un grammairien, d'un médecin et d'un théologien (Mutakallim : Ce terme désigne ceux qui parlent sur Allah et Son Prophète (salallahu 'alayhi wasalam), en donnant priorité à la raison sur les Textes.) corrompt un pays. » Celui-ci corrompt les corps et il est la moitié d'un médecin, et cet autre corrompt les pays et il est la moitié d'un jurisconsulte, car il donne des fatwas sans science ; cet autre encore corrompt les religions et il est la moitié d'un théologien qui a appris la logique sans la maîtriser, il corrompt les religions car il entre dans les croyances et les détruit ; cet autre encore corrompt les langues et il est la moitié d'un grammairien, car la moitié d'un grammairien corrompt la langue, il faut nécessairement un grammairien entier, c'est-à-dire accompli dans la science, un jurisconsulte accompli dans la religion, un médecin accompli dans la médecine, et ainsi de suite.






L'auteur dit :






Qu'Allah soit bon envers vous. Certains savants ont des expressions, des appels sont nés au milieu du siècle dernier dans certains pays arabes disant qu'il fallait appeler à l'islam dans son acception globale, et ainsi ils ont délaissé l'appel à l'Unicité, car l'Unicité demande de la science, et qu'ils n'ont pas de science authentique concernant l'Unicité. Quel est votre commentaire, qu'Allah vous préserve ?






Shaykh Fawzân répondit :






Ainsi, que nous l'avons mentionné, cela n'est jamais profitable, l'appel à l'islam dans son appellation générale ne suffit pas. Qu'est-ce que l'islam ? Est-ce uniquement un nom ? Chacun sait que le nom est bon et que l'islam est une religion authentique, mais en conclusion qu'est-ce que l'islam ? Lorsque le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) envoya 'Alî Ibn Abî Tâlib le jour de la bataille de Khaybar, il lui donna l'étendard et lui dit : « Reste ainsi jusqu'à parvenir à proximité d'eux, puis appelle-les à l'islam et informe-les de ce qui leur est obligatoire parmi le droit d'Allah. » [Al-Bukhârî (2847) et Muslim (2406/34)] Il n'a pas dit : appelle-les uniquement à l'islam mais : « et informe-les de ce qui leur est obligatoire » c'est-à-dire explique-leur ce qu'est l'islam. L'islam n'est pas seulement un nom général, cela ne profite pas, comme le fait d'expliquer l'islam par la voie qu'il suit, car les adeptes de l'innovation explique l'islam selon la voie qu'ils suivent : Al-Jahmiyyah expliquent l'islam selon leur voie, les adorateurs des tombes et les soufis expliquent l'islam selon la voie qu'ils suivent et disent « c'est cela l'islam ! » Mais l'islam avec lequel a été suscité Muhammad (salallahu 'alayhi wasalam) est un islam authentique qui demande connaissance, clairvoyance, et à être expliqué aux gens avec clairvoyance. Quant au fait d'appeler à l'islam d'une manière générale, cela n'est d'aucune utilité, et au contraire peut nuire, car chacun explique l'islam selon la voie qu'il suit, en toute vérité ou fausseté.







Source : Al-Isbâh



Traduit et publié par les Salafis de l'Est


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# Posté le jeudi 30 juillet 2009 15:34

la terre est telle ronde fatwa de cheikh ibn baz rahimouaaallah q'ALLAH LUI acorde son vaste paradis

Dogme et croyances : La terre est-elle ronde
Posté par S. ibn baz le 1/9/2002 17:34:21 (8247 lectures) Articles du même auteur




La terre est-elle ronde ?



Shaykh Abdul-Aziz Ibn Baz











Introduction : La lettre suivante est arrivée (à l'émission) du Kenya, envoyée par notre frère, l'étudiant, Ibrahim Muhammad Al-Awwal. Le frère dit : « J'ai écouté le programme Nurun 'alad-Darb (une Lumière sur le Chemin) et j'en ai énormément profité. Donc, j'ai voulu vous envoyer ces questions parce que leurs sujets me rendent très perplexes. La première est : La terre est-elle ronde ou plate ? »







Shaikh : D'après les gens de science (les savants de l'islam) la terre est ronde, en effet Ibn Hazim et un groupe d'autres savants ont mentionné qu'il y a un consensus (accord unanime, Ijma') parmi les gens de science qu'elle est ronde. Cela signifie que tout est relié ensemble, faisant de la forme de la planète entière une boule. Cependant, Allah a aplani la surface pour nous et Il y a placé des montagnes fermes et y a placé les animaux et les mers comme une miséricorde pour nous. Pour cette raison, Allah a dit : « et (ne regardent-ils pas) la terre comment elle est nivelée (Sutihat) ? » [Al-Ghashiya :20]







Donc, la Terre a été aplanie pour nous en ce qui concerne sa surface, pour que les gens puissent y vivre et pour que les gens puissent y être à l'aise. Le fait qu'elle soit ronde n'empêche pas sa surface d'être plate. Ceci parce que quelque chose qui est rond et très grand, s'il est aplani (sa surface), alors sa surface deviendra très vaste ou large (c'est-à-dire d'apparence plate). Oui. »











Article tiré du site assalafi.com



Source : Programme radio Nurun 'alad-Darb



Traduit par les salafis de l'Est









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# Posté le jeudi 30 juillet 2009 15:30